6 janvier 2017
Après quatre courts métrages, vous abordez le long métrage en respectant néanmoins la notion de durée. En refusant, je suppose, les 90 minutes (et plus) traditionnelles, 80 minutes auront suffi pour illustrer votre proposition. Quel est votre rapport à la temporalité dans l’acte de la mise en scène ?
Toshio Suzuki, un des principaux producteurs de La tortue rouge, après avoir lu la première version de mon scénario, me disait que la durée totale du film ne devait pas dépasser 80 minutes. J’étais d’accord avec lui. Chaque minute d’animation est extrêmement coûteuse, donc je trouvais tout à fait normal d’établir la longueur précise du film avant de commencer la fabrication. Ensuite, ce n’était pas vraiment un problème pour moi de respecter la limitation de 80 minutes. Nous avons pu adapter l’histoire à cette longueur, surtout grâce au talent de la monteuse Céline Kélépikis.
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Texte intégral
Séquences
Nº 306 (Janvier-Février 2017)
p. 6-9
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