6 février 2016
Après une série d’entretiens réalisés avec des journalistes et des critiques du Québec, Il était impératif pour « États Critiques » (version imprimée, ndlr) de s’ouvrir à d’autres horizons et d’accueillir d’autres expériences plus éloignées des nôtres. Comme en témoigne cette rencontre avec Thierry Jousse, ancien rédacteur en chef des Cahiers, qui revient ici sur son rapport à la critique et, plus largement, au cinéma.
Avec la permission de Thierry Jousse
Je souhaiterais revenir sur les origines de votre parcours de critique. Quel a été le moment où le désir d’écrire sur le cinéma s’est imposé pour vous ?
C’est sûrement durant les années de mon adolescence quand j’ai découvert certains textes critiques, notamment le livre écrit par François Truffaut, Les films de ma vie. Qui réunit un certain nombre de ses textes, mais pas tous.… À l’époque j’étais déjà très intéressé par le cinéma, mais je ne sais pas si je pensais forcément à écrire dessus. Mais je me souviens que cette lecture a été très importante pour moi, parce que j’ai été frappé par sa façon d’écrire sur des films et des cinéastes que je ne connaissais pas forcément bien à l’époque, des gens comme Lubitsch par exemple. Après, ça a pris un petit moment avant de se décanter. J’ai écrit des choses pour moi, d’une manière assez informelle. Et ensuite, j’ai envoyé quelques textes aux Cahiers du cinéma qui ont retenu l’attention de Serge Toubiana. Suite
18 décembre 2015
Autorisation : Michel La Veaux
Nous avons été séduits, émus, transportés par tant d’humanité qui baigne dans Hôtel La Louisiane, le premier long métrage documentaire de Michel La Veaux, perspicace directeur photo de plus d’une quarantaine de films, dont Le Vendeur et Le Démantelement, tous deux de Sébastien Pilote, demeurent des exemples édifiants. Nous l’avons rencontré pour qu’il nous raconte sa propre odyssée à l’intérieur d’un endroit parisien mythique, hors du temps, préservé comme par miracle. Nous vous proposons ici une mince partie de l’entrevue, question de vous donner l’eau à la bouche afin de vous faire découvrir un documentaire tout à fait singulier.
12 septembre 2015
À l’image du cinéma de Jean-Jacques Annaud, Wolf Totem fait appel à l’émotion, l’instinct animal, présent en chaque Homme. Il s’inscrit naturellement dans une continuité filmographique, un cinéma de l’affect aux thématiques anticolonialistes : l’homme qui vit en communion avec la nature (Quest for Fire / La Guerre du feu), l’homme et la spiritualité (Seven Years in Tibet / Sept Ans au Tibet), la relation de l’homme avec l’animal (The Bear / L’Ours), la cruauté envers les animaux (Two Brothers / Deux Frères), « sans oublier Enemy at the Gates (L’Ennemi aux portes / Stalingrad) », ajoute le réalisateur français, « car c’est un film de snipers, or les loups ce sont des snipers». Wolf Totem positionne, au centre du récit, les loups comme protagonistes devenant acteurs de leur propre réalité auprès des nomades de Mongolie. Cette adaptation cinématographique du roman à succès de Jiang Rong a nécessité d’une élaboration sur près de sept ans, de la préparation, au tournage, en passant par l’entraînement des loups avec Andrew Simpson. À n’en point douter, le cinéaste récipiendaire d’un Oscar en 1976, pour La Victoire en chantant, ne craint pas de mener à terme des projets ambitieux. À 71 ans, la retraite n’est pas envisageable, nous a confié le réalisateur, lors de son passage au tout récent Festival des films du monde. Rencontre.
Jean-Jacques Annaud sur le plateau de tournage de Wolf Totem
15 mai 2015
Propos recueillis par Sami Gnaba
À l’occasion du dernier festival Paris Cinéma, nous avons longuement discuté avec Mona Achache, coscénariste et réalisatrice de la comédie Les Gazelles. Contre-champ français et féminin à ce qui se fait de mieux dans la comédie américaine d’aujourd’hui (la série Girls, le cinéma de Judd Apatow notamment), ce second long-métrage déroule avec humour les amitiés, les névroses, les solitudes et les tribulations sentimentales d’un groupe de femmes trentenaires célibataires….Rencontre.
Mona Achache
21 octobre 2014
Propos recueillis par Claire Valade
(Version revue et augmentée) *
À l’instar de François Truffaut, Gilles Jacob a débuté dans le monde du cinéma comme critique. Alors que Truffaut passait derrière la caméra pour réaliser ses propres films, le hasard a plutôt amené Jacob à migrer vers l’autre bout de la chaîne de création, à la réception des œuvres. Aujourd’hui président d’honneur du Festival de Cannes, il y a passé 38 années, d’abord comme assistant puis délégué général et, enfin, comme président. Son amitié avec Truffaut ne s’est jamais démentie, même par-delà la mort du cinéaste. Il a accepté de confier à Séquences quelques souvenirs et réflexions sur Truffaut. Suite
9 octobre 2014
Élie Castiel
ENTREVUE
À Montréal, pour la présentation d’Andromaque 10-43 au Théâtre Denise-Pelletier, Denis Lavant nous a gracieusement accordé cette entrevue. Sur scène, nous découvrons un comédien fidèle à sa mécanique du jeu. En personne, nous sommes devant un intellectuel avec une philsophie de vie hors-norme, en accord avec les idées progressistes qui changent le monde et la façon de le comprendre.
13 mars 2014
Propos recueillis par Sami Gnaba
Auteur de deux portraits d’artistes très remarqués (Lemoyne, Godin), Simon Beaulieu s’attaque cette fois au monument de la poésie québécoise, Gaston Miron. À la veille de la sortie de ce nouvel opus (l’expérimental et fascinant Miron : Un homme revenu d’en dehors du monde), nous nous sommes entretenus avec lui. Suite
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